Bonne session hier au Kabbelaarsbank
Partant de l'adage "de aanhouder wint" (traduction libre: "la bourrique a ses raisons que personne ne connait") et malgré mes doutes (je pense que je compte maintenant cinq ou six sessions de m.. avec un grand "m" depuis début septembre, avec peu et à 3 ou 4 reprises même rien de temps de planning, jamais connu une arrière-saison aussi décevante) je me suis néanmoins rendu au Kabbelaarsbank. De nos jours, ça équivaut à miser la gagne sur disons un Anderlecht-Manchester 3-0.
Cette fois-ci, une toute légère brise du S soufflait à mon arrivée, sous un grand soleil. N'ayant pas envie de m'encombrer avec la RSS 10 (c'est grand pour mon gabarit!) j'ai gréé la V8 8.5 et sorti la JP Pfannenkuch (tjrs en mode traduc libre: "aaach jaa, die dicke bertha", "la grosse mémère", "mégagaufre de Bruxelles", etc etc) et sa pelle à tarte Select Proslam 57.
Le vent s'est "établi" autour de 11-13 noeuds vers midi et est resté sur ce régime tout au long de l'après-m. J'ai pu me farcir de beaux bords de la pointe aux boches en face du surfcentrum jusqu'au port de plaisance de Brouwershaven, en passant à gauche de la petite île - qui arrête le clapal par S et qui offre un beau couloir pour "accélerer" (mouais) et remonter au vent dès qu'on laisse l'ilôt et ses hauts-fonds derrière soi. Vraiment plaisant, mais fallait toiler et en avoir sous le c.. pour rester au planning dans ce vent asthmatique.
Peu de monde et un soleil qui foutait le camp dès que le vent était un tant soit peu present, nav' sous un ciel gris d'automne et 11°. Pas le grand rêve, mais on a fait avec ce que cet automne triste a bien voulu nous donner. Très content quand meme de la grosse bertha dans ces conditions-là. Je commence, après deux ans, à finalement l'apprécier et à comprendre la marche à suivre pour la lancer au planing. Il m'en a fallu du temps.
A noter, le crépuscule qui descendait déjà sur Bdam à mon depart vers 18h. Et les deux courageux qui s'obstinaient malgré tout sur l'eau. C'est beau, la passion.